Dikie IstoriiIssu du milieu hip-hop mais aussi diplômé du conservatoire de musique et de danse de Lyon, j’ai fondé la compagnie Dikie Istorii en 2017 avec l’envie d’explorer les textures sonores et les mouvements corporels. La musique électronique, dans toute sa diversité, occupe une place centrale dans ma démarche artistique : c’est elle qui me met en mouvement, qui me fait bouger. À la fois langage et matière première, elle devient un terrain de jeu où s’entremêlent son et corps. Au-delà de cet ancrage sonore, ma démarche artistique s’appuie sur une dérive créative : les thématiques émergent des envies du moment, des rencontres, des questionnements sociaux, politiques ou intimes. Elles se nourrissent de genres musicaux éclectiques ; électroacoustique, noise, drone, ambient, hip-hop, bass music ou deconstructed music; et s’incarnent dans des formes hybrides aussi bien sur scène que dans l’espace public. Ce qui m’anime aussi, c’est le rapport à l’autre ; au public, aux collaborateur.rice.s, aux espaces traversés. La proximité, l’empathie et l’échange sont des moteurs essentiels, qui transforment chaque projet en une exploration collective. Les créations interrogent ainsi la place du spectateur au sein des différents projets. Cette approche a donné naissance à plusieurs créations : Solus Break (2023) : Une plongée dans l’art du sampling et de la fragmentation, où le corps et le son se décomposent pour mieux se réinventer. ¡No pasarán! (2020, recréée en version participative en 2025) : Une réflexion sur la notion de soulèvement et de résistance collective. ILS (2018) : Une exploration de la lenteur et de l’intimité, où le mouvement se fait presque imperceptible, comme une respiration partagée.
Chaque projet est une étape dans cette dérive créative, où le son reste le fil conducteur, mais où les thématiques et les formes se réinventent sans cesse, au gré des inspirations et des rencontres.

 


    Système D
    2025
    À l'invitation de Boom'Structur, 150 amateur·ices et pré-professionnel·les participeront au Défilé de la Biennale de la Danse de Lyon 2025 avec "Système D", une chorégraphie imaginée spécialement pour elleux.

    « J’imagine un club futuriste en perpétuelle mutation, nourri par l’esprit des danses et musiques underground. Ce lieu incarnera la transformation et le recyclage d’une histoire dansée. Une foule groovant au son live et électronique suivra un char équipé d’un sound system dans un univers dystopique fait de matériaux récupérés. La réalité y sera déformée, mêlant des styles de danse issus des clubs, des raves où chaos et rythmes syncopés donneront naissance à de nouvelles histoires. »

    Production Boom’Structur, en partenariat avec la Feat
    Chorégraphie et conception
    Tom Grand Mourcel
    Co-écriture chorégraphique Andréa Moufounda
    Co-écriture chorégraphique Veronique Lemonnier
    Artiste associé et composition musicale
    Arnaud Bacharach
    Costumes et design
    Lucie Grand Mourcel (Maison Mourcel)
    Conception char
    Antone Imbert
    Régie son
    Tristan Chaillou 
    Production Diffusion et Administration La Feat Mélanie Garrabos
    Crédit photos : Blandine Soulage

    Partenaires de la mobilisation
    Les villes de Clermont-Ferrand, de Billom et de Riom. Clermont Auvergne Métropole

    Soutiens financiers

    DRAC Auvergne-Rhônes-Alpes, Ville de Clermont-Ferrand, Région Auvergne-Rhônes-Alpes, Conseil Départemental du Puy-de-Dôme, et Clermont Auvergne Métropole, Ville de Riom






      Solus Break
      2023
      « Ça parle de tout et de rien ». Au sens large, ça questionne l’identité. Pour être un peu plus précis, ça parle d’identité rythmique. De ce qui donne envie de bouger. De la manière dont notre corps traduit une pulse. Je vais donc chercher « les sons pour les sales gosses » qui m’ont ambiancé. Des années 1990 à aujourd’hui. Du hip-hop à la techno, en passant par le break, l’acid ou la jungle. Je pars de mon parcours, « de ma traversée du désert ». Je n’invente rien. Je modifie et je transforme. Ça parle de samples, d’Amen Break, de BPM, de kicks, de basslines, de sound system, d’808. Le mouvement bug, accélère, ralentit, se répète. Dit comme ça, ça pourrait sembler chiant, mais ça groove. Je crois aussi que ça parle de plaisir. Je suis presque sûr. Ça parle de solitude, d’isolement, du milieu de la nuit, de l’envie de se synchroniser avec les autres sur un même beat. Ça parle de mémoire, de trace. Ça rêve du passé, ça bouge au présent. C’est un état des lieux, une espèce d’autoportrait bizarre. Sauf que ça parle pas, ça danse. 

      Production La Feat.
      Distribution De et avec
      Tom Grand Mourcel
      Création musicale
      Arnaud Bacharach
      Création lumière
      Johanna Thomas
      Regards extérieurs
      Anne Lebatard, Chandra Grangean et Rebecca Journo
      Costume Lucie Grand Mourcel (Maison Mourcel)
      Régie son
      Tristan Chaillou,
      Reprise régie son
      Nino Puentes,
      Régie lumière
      Lucien Yakoubsohn
      Crédit photos
      collectif les Flous Furieux
      Video Julien Penichost 

      Soutiens et coproductions
      Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape, direction Yuval PICK, dans le cadre du dispositif matière première, Les Subs, le Velvet Moon, Ex Nihilo - la cité des arts de la rue, Royaumont, la Maison de la danse, la Maison Populaire, Komplex Kapharnaüm, le « CENT-QUATRE». Ce projet bénéficie du soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes pour l’aide au projet, la ville de Lyon ainsi que de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Tom Grand Mourcel, chorégraphe de la compagnie Dikie Istorii est accompagné par Danse Dense en 2023.





        ¡No pasarán!
        2020

        Recréation 
        2025
        Dans le geste de se soulever, chaque corps proteste de tous ses membres, chaque bouche s’ouvre et s’exclame dans le non-refus et dans le oui-désir. Une exposition du philosophe Georges Didi-Huberman, Soulèvements, propulse Tom Grand Mourcel & Vera Gorbatcheva dans cette convergence d’émotions individuelles viscérales menant à la révolte collective. Derrière le célèbre slogan politique ¡NO PASARÁN!, leurs observations des désordres sociaux et des bouleversements populaires suscitent un dispositif immersif de sons et de mouvements. Ici, les spectateur·rice·s éprouvent sans distance ce qui se passe corporellement lorsque nous nous soulevons pour une cause qui nous est chère.

        Chorégraphie de Vera Gorbatcheva et Tom Grand Mourcel 
        Interprètes et musiciens Jazz Barbé en alternance avec Martin Malatray-Ravit, Vincent Guiot, Arnaud Bacharach, Jules Martin, Vera Gorbatcheva 
        Création musicale Jazz Barbé et Vincent Guiot 
        Scénographie et lumière Johanna Thomas 
        Régie lumière Lucien Yakoubsohn 
        Prise de vue Simon Herengt 
        Montage Tom Grand Mourcel 

        Production La Feat ft. Dikie Istorii 

        Coproductions et soutiens (création initiale, 2020) DRAC Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de l'aide au projet, Lauréat du dispositif Création en cours 2018 en partenariat avec Les Ateliers Médicis, Les Subs - Lyon, Fondation OVE, la Manufacture d’Aurillac – incubateur chorégraphique, Centre chorégraphique National de Rillieux-la-Pape/Direction Yuval Pick pour le prêt de studio

        Coproductions (recréation, 2025) : Maison et Biennale de la Danse, Lyon - Pôle Européen de création, Danse dense – Pantin, DRAC Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de l'aide au projet, Région Auvergne-Rhône-Alpes.

        En partenariat et avec le soutien du Centre National de la Danse de Lyon et la Ville de Pantin.

         


          ILS
          2018
          ILS, une pièce in-situ pour deux danseurs et un musicien live, pensée pour l’extérieur et en interaction avec le public, propose une danse contact lente et fluide où les deux corps s’équilibrent à chaque instant. Si l’un lâche, l’autre tombe.

          Production La Feat
          Chorégraphie de Chandra Grangean et Tom Grand Mourcel
          Interprètes et musiciens Vincent Guiot
          Création musicale Vincent Guiot
          Photos de Grégoire Malandain

          Coproductions et soutiens
          Scénoscope#10, la Méandre, le Point Éphémère, Université Paris 8 département cinéma, le théâtre Monfort.